APECE (1750-1850)

Séance du 15 juin 2013

APECE : séance du 15 juin 2013 (Sorbonne, escalier C, 2e étage, salle Marc Bloch, 14 h)

 

- Assemblée générale

 

- Communication de Virginie Soula

 

Prémices de la construction identitaire calédonienne : expressions littéraires des débuts de la colonisation (1853-1914)

 

 

          Connue presque exclusivement pour avoir été l’un des derniers territoires peuplés de « sauvages cannibales » puis l’un des bagnes français les plus éloignés et, plus récemment, le théâtre de violents affrontements entre populations européenne et mélanésienne, la Nouvelle-Calédonie demeure très marginalisée et méconnue. Aujourd’hui, ce discrédit a partiellement disparu, mais il a été remplacé par un vide mémoriel. L’exportation et la réception des représentations culturelles sont faibles.

            Or, le réel anéantit ces préjugés dès lors que l’on se donne la peine de le sonder. La littérature est peut-être l’un des meilleurs observatoires – puisqu’elle traverse les époques et qu’elle permet la fixation d’un certain savoir – pour appréhender l’histoire et la culture des Néo-Calédoniens ou plutôt leurs histoires comme leurs cultures, mais également leurs préoccupations et aspirations. Ainsi, observer la littérature de Nouvelle-Calédonie selon une perspective historique consiste à comprendre comment la société actuelle s’est constituée à partir du fait colonial. C’est également s’appliquer à déchiffrer ce qui fonde le processus du  « destin commun » dans lequel la Nouvelle-Calédonie est engagée.

 



07/06/2013

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